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Association des Familles du Vésinet

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Dépêche toi : quelques conseils

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Il faut bien se rendre compte que pour un enfant, « dépêche-toi », ça ne veut rien dire et en plus, il ne sait pas comment faire.Dépêche-toi de manger : je dois mâcher plus vite ? Avaler tout rond ? Dépêche-toi de t’habiller : je fais comment ? Je bouge les bras plus vite ? Je trépigne sur place ? Dépêche-toi de dormir : je ferme les yeux plus forts ? Je respire plus fort ?

En fait, le « dépêche-toi » crée de la confusion parce que l’enfant ne comprend pas qu’il doit faire les choses plus rapidement sans s’arrêter, en enchainant une suite de comportements complexes qu’il n’a pas encore acquis. Il est juste influencé par le stress de l’adulte et ça le stresse à son tour. D’où l’agitation sans effet ou la lenteur exaspérante.
Alors, d’abord, une information importante :
Un enfant a besoin d’une dizaine de minutes pour mettre chaussures et manteau le matin.
Ce n’est pas la peine de croire qu’il pourra faire plus vite. C’est comme si on vous mettait directement sur une piste noire, alors que vous savez à peine skier, en vous disant « allez ! Dépêche ! ».En plus du stress, on envoie à l’enfant un message d’incompétence : tu es lent. Non, il n’est pas plus lent qu’un autre. Il a juste besoin du temps nécessaire pour faire les choses. Et c’est à vous, l’adulte, d’adapter le temps à la réalité de ce que l’enfant peut faire.

Tout comme les ATSEM du groupe de formation, vous pouvez tester d’arrêter de dire « dépêche-toi » et plutôt dire aux enfants ce qu’ils doivent faire :
Mets tes chaussures. Et attendez que ce soit fait.
Pose ta tartine. Il faut aller mettre les chaussures. Et attendez que ce soit fait.
Monte dans la voiture. Et attendez que ce soit fait.
Attache-toi. Et attendez que ce soit fait.
Met tes chaussons. Et attendez que ce soit fait.

Tous ces actes ne sont pas anodins. Ils font partie de l’apprentissage des actes de la vie quotidienne et requièrent l’usage de compétences fondamentales. Ils sont aussi importants que les leçons de piscine, le baby-tennis ou le parcours de motricité. S’habiller, manger, monter dans la voiture sont des activités et pas uniquement des mauvais moments à passer. Et les enfants ont besoin que l’adulte reste là quand ils font. C’est un regard contenant. Si vous partez, ça part en cacahuète ! Alors, testez et dites-moi ce que vous en pensez.

article de Nathalie BOURSOLAS BOGREN, consultante en éducation

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